par Daniel Pipes
Jerusalem Post
Version originale anglaise: A Rapid and Harsh Turn against Israel
Adaptation française: François de Champvert
La rencontre tant attendue entre Barack Obama et Benyamin Netanyahu, le 18 mai, se déroula sans problèmes, quoique un peu tendue , comme prévu . Chacun se conduisit de son mieux et l'évènement suscita si peu d'attention que le « New York Times » le relata en page 12.
Comme on pouvait le prévoir, cependant, c'est immédiatement après qu'on cessa de prendre des gants, avec une série de sévères exigences américaines, en particulier l'insistance de la Secrétaire d'Etat des Etats-Unis Hillary Clinton, le 27 mai, à vouloir que le gouvernement Netanyahu mette fin à la construction de résidences d'habitation pour Israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Cela a suscité une réaction de défi. Le président de la coalition israélienne au pouvoir a fait remarquer l'erreur des « dictats américains » antérieurs qui ont été imposés; un ministre a comparé Obama à un pharaon et le directeur du bureau de presse du gouvernement a fait semblant d'admirer, avec insolence, « les résidents du territoire des Iroquois qui sont en train de s'arroger le droit de déterminer où les Juifs pourraient vivre à Jérusalem. »
Si les détails de « Qui vit où » ont peu d'importance stratégique, le revirement rapide et dur contre Israël, de l'administration Obama peut revêtir une grande signification. Non seulement l'administration cessé de se focaliser sur les changements réalisés par George W. Bush du côté palestinien, mais elle méconnaît même les accords oraux que Bush avait conclus avec Ariel Sharon et Ehud Olmert.
Un article de Jackson Diehl du « Washington Post » capte ce changement et le met en évidence de façon brillante. Diehl observe, en se basant sur un entretien avec Mahmoud Abbas de l'Autorité palestinienne, que publiquement et à maintes reprises ce dernier a souligné la nécessité d'un gel sans exception de la construction israélienne en Cisjordanie.
Obama a « fait revivre un fantasme palestinien latent depuis longtemps, à savoir que les Etats-Unis n'ont qu'à forcer Israël à faire des concessions décisives, que son gouvernement démocratique soit ou non d'accord, pendant que les Arabes sans réagir regarderaient et applaudiraient. « Les Américains sont les maîtres du monde. Ils peuvent user de leur puissance auprès de quiconque dans le monde. Il y a deux ans c'était contre nous qu'ils utilisèrent leur pouvoir. Maintenant ils devraient dire aux Israéliens « Vous devez respecter les conditions. »
Bien sûr, le dire aux Israéliens est une chose, et obtenir qu'ils s'y conforment est tout à fait autre chose. A cela, Abbas a aussi une réponse. S'attendant à ce que l'acceptation par Netanyahu d'un gel complet de la construction se traduise par la fin de la coalition, Diehl explique que Abbas planifie de « prendre du recul et de regarder les bras croisés pendant que les Etats-Unis feront pression doucement pour retirer le premier ministre israélien du bureau. » Un fonctionnaire de l'Autorité palestinienne avait prédit que cela se passerait dans les « deux ans », exactement quand Obama a dit attendre la mise en place d'un Etat palestinien.
Pendant ce temps, Abbas envisage de ne pas bouger. Diehl explique sa façon de penser. Abbas rejette l'idée selon laquelle il devrait faire une concession d'importance comparable- telle que la reconnaissance d'Israël comme Etat juif, ce qui impliquerait la renonciation à une grande échelle au peuplement par les réfugiés. Au lieu de cela, dit-il, il restera passif . « Je vais attendre qu'Israël gèle les colonies de peuplement » a-t-il dit . « Jusque-là, en Cisjordanie, nous avons de bonnes conditions de vie..les gens vivent une vie normale. »
Concernant cette idée d'Abbas de « vie normale », il conviendrait d'ajouter qu'elle est due en grande partie à Washington et à ses alliés. Les Palestiniens de Cisjordanie bénéficient de l'aide provenant de l'étranger, de loin la plus élevée par habitant, si on envisage n'importe quel groupe dans le monde. Dans le seul « colloque des donateurs » , en décembre 2007, par exemple, Abbas a obtenu des engagements pour plus de 1800 dollars par Cisjordanien, par an.
Diehl alors laconiquement conclut : « Dans l'administration Obama, jusqu'à présent, il est facile d'être Palestinien. »
Même si l'on ne tient pas compte de la stupidité folle qu'il y a à se concentrer sur l'ajout par les Hiérosolymitains [habitants de Jérusalem] de salles de loisir à leur maison plutôt que sur l'ajout de centrifugeuses par les Iraniens à leur infrastructure nucléaire, et même si on néglige l'évidente contre-productivité qu'il y a à aider Abbas à se sortir d'une situation difficile – la nouvelle approche des Etats-Unis est vouée à l'échec.
Tout d'abord, la coalition au pouvoir de Netanyahu devrait se révéler indifférente à la pression américaine. Quand il a formé le gouvernement en mars 2009, elle comprenait 69 parlementaires sur les 120 membres de la Knesset, bien au-dessus des 61, minimum exigé. Même si le gouvernement américain réussissait à diviser les deux partis les moins acquis aux objectifs de Netanyahu, le parti du Travail et le Shas, le premier ministre israélien pourrait les remplacer par l'Extrême-droite et les partis religieux pour conserver une solide majorité.
Deuxièmement, les archives montrent que Jérusalem prend « des risques pour la paix » seulement lorsqu'elle a une entière confiance dans son allié américain. Une administration qui sape cette confiance fragile fera face probablement à une direction israélienne prudente et peu enthousiaste.
Si Washington persiste dans cette direction, le résultat pourrait bien être un spectaculaire échec politique qui réussirait à affaiblir le seul allié stratégique de l'Amérique au Moyen-Orient comme en même temps il aggraverait les tensions existant entre Israéliens et Arabes.
http://fr.danielpipes.org/6397/revirement-eclair-et-rude-contre-israel
dimanche 7 juin 2009
samedi 6 juin 2009
Douze façons d'empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires sans faire la guerre

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TIP - Dossier de Presse : La visite de Barack Obama au Caire
TIP - Dossier de Presse : La visite de Barack Obama en Allemagne
L'Iran avance sûrement vers l'acquisition de la capacité nucléaire ! Le mois dernier, Téhéran a procédé avec succès à des essais de tirs de missiles à essence solide d'une portée de 2 000 km (1 200 miles) – un type de missile capable d'atteindre la majorité des pays au Proche-Orient et quelques-uns en Europe. Il ne reste plus beaucoup de temps pour empêcher l'Iran, plus grand sponsor du terrorisme au monde, d'obtenir l’arme nucléaire. Il faudra véritablement toute la volonté des principaux pays de la planète pour stopper l'Iran dans sa course.
Les paragraphes qui suivent détaillent 12 propositions visant à convaincre les dirigeants iraniens qu'il est dans leur intérêt de mettre fin au programme d'armement nucléaire iranien et à son soutien au terrorisme – sans action militaire ou changement de régime. Tous les moyens pacifiques doivent être utilisés mais, parallèlement, toutes les options doivent rester sur la table. Car, en effet, rien ne serait plus dangereux qu'un Iran disposant de l’arme nucléaire !
1. Cesser de vendre de l'essence à l'Iran – Le meilleur argument que la communauté internationale pourrait utiliser est la dépendance de l'Iran à l'égard des importations d'essence. L'Iran n'a pas développé une capacité suffisante pour raffiner son propre pétrole brut en essence. Il est donc contraint d’importer 40% de l'essence dont il a besoin. La majorité de celle-ci provient de la Suisse, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et des sociétés indiennes. Lorsque le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rationné l'essence à l'été 2007, de violentes manifestations violentes ont éclaté, l'obligeant à mettre fin au rationnement. Les gouvernements européen et indien devraient empêcher les sociétés basées dans leurs pays de vendre de l'essence à l'Iran.
2. Interdire les investissements dans le secteur énergétique iranien – Outre l'interruption des ventes d'essence à destination de l'Iran, la communauté internationale, emmenée par les Etats-Unis, devrait encourager les banques étrangères à supprimer leurs investissements dans le secteur énergétique iranien. Cette mesure empêcherait les compagnies pétrolières d'investir dans l'industrie pétrolière iranienne.
3. Supprimer les achats de pétrole en provenance de l'Iran - Le revenu iranien provient à 85 % de ses ventes de pétrole. Les dirigeants iraniens utilisent les revenus du pétrole pour subventionner largement les prix de l'essence, de la nourriture, du logement et d’autres besoins de première nécessité. Une réduction importante de ces revenus aurait sans aucun doute un impact considérable sur le peuple et les dirigeants iraniens.
4. Soutenir la pression internationale sur les banques étrangères et les compagnies pétrolières pour cesser leurs contrats avec le secteur énergétique iranien – La pression internationale sur les banques étrangères et les compagnies pétrolières a déjà incité d'importantes sociétés à travers le monde, telles que la Deutsche Bank et la Commerzbank en Allemagne, la HSBC anglaise, le Crédit Suisse et la Royal Dutch Shell, à mettre fin ou à limiter leurs affaires avec l'Iran.
5. Geler les capitaux bancaires iraniens et imposer des sanctions sur les groupes iraniens liés à son programme nucléaire – En juin 2008, les 27 membres de l'Union européenne ont accepté de geler, chacun dans leur pays, tous les biens appartenant à la Banque Melli, la plus grande banque appartenant à l'état iranien et cataloguée par l’UE, les Etats-Unis et l'Australie comme institution soutenant la prolifération nucléaire et le programme de missiles balistiques. En mars 2009, le Département du Trésor des Etats-Unis a imposé des sanctions sur 11 sociétés en relation avec la Banque Melli. En février 2009, des fonctionnaires français, anglais et allemands ont publié une liste de 34 groupes iraniens soupçonnés d’être liés aux programmes iraniens d'armes nucléaire et biologique. De telles mesures doivent être développées.
6. Mettre fin aux dons de la Banque Mondiale à l'Iran – En 2008, des millions de dollars de garanties financières ont été consentis aux secteurs industriel et de gaz naturel iraniens par l'intermédiaire de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), branche de la Banque Mondiale. La communauté internationale devrait s’assurer que les prochaines dépenses de la MIGA ne finissent pas entre les mains des Iraniens.
7. Mettre fin aux contrats de pipeline avec l'Iran – Bon nombre de contrats de pipeline avec l'Iran permettraient à Téhéran de transférer et de vendre du gaz naturel en Europe. Le pipeline de Nabucco, entre autres, qui vaut des milliards de dollars, pourrait porter considérablement préjudice aux sanctions économiques qui visent à mettre fin au programme nucléaire.
8. Cesser de vendre des armes à l'Iran – Le système de défense antimissiles iranien est obsolète et Téhéran est donc contrait d’acquérir un système d’armement plus développé. Plusieurs média ont rapporté à la fin de l'année 2008 que la Russie avait signé un accord pour vendre à l'Iran ses missiles de défense aérienne S-300 ; un des systèmes les plus perfectionnés au monde. Des récents rapports ont pourtant mentionné que la Russie avait décidé de ne pas vendre ce système à l'Iran. Une des raisons avancées est que l'Iran ne pouvait honorer les paiements. L'acquisition de ce système par l'Iran changerait considérablement l'équilibre militaire au Proche-Orient.
9. Refuser l'assurance sur la livraison aux sociétés qui aident l'Iran – La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l'ONU demande à tous les Etats d'être vigilants à l'égard des sociétés qui commercent avec l'Iran. Ceci afin d'éviter que les opérations commerciales ne servent à financer les activités de prolifération iraniennes. La résolution enjoint spécifiquement les Etats de ne pas accorder des assurances sur la livraison aux sociétés qui traitent avec l'Iran. Elle met aussi l'accent sur les crédits à l'exportation et les garanties de prêts. Les compagnies d'assurance pourraient augmenter le prix du commerce en Iran ou avec l'Iran en reconsidérant les bonus en raison de la stabilité contestable de l'Iran. L'assurance-transport pourrait également être augmentée pour les navires et les marchandises qui transitent par l'Iran.
10. Renseignements – La collecte d’informations et des renseignements précis sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien est indispensable afin empêcher l'Iran d'obtenir l’arme nucléaire. La communauté internationale devrait intensifier ses efforts pour recueillir de tels renseignements, mettre à jour les outils et encourager une meilleure coopération entre les différentes organisations de renseignements du monde entier.
11. Désinvestissement - Les Etats et les investisseurs américains ont pris l'initiative d'intégrer des principes d'investissement ’’propres’’ (sans aucun lien avec le terrorisme) afin de supprimer une source de revenu en provenance de Téhéran. Les gouvernements et les investisseurs du monde entier devraient appliquer des mesures similaires dans leurs stratégies d'investissements.
12. Imposer des contrôles et des restrictions sur les marchandises et les fonctionnaires iraniens – Des contrôles rigoureux sur des produits qui entrent en Iran ou qui en sortent devraient être effectués, et des strictes interdictions internationales de voyage devraient être imposées aux fonctionnaires iraniens (hormis pour les négociateurs nucléaires).
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TIP est une organisation internationale à but non lucratif destinée à sensibiliser la presse et le public sur Israël œuvrant ainsi à la sécurité, la liberté et la paix. TIP fournit aux journalistes, aux dirigeants et aux leaders d'opinion des informations exactes concernant Israël.TIP n'est affilié à aucun gouvernement ni aucune agence gouvernementale.
jeudi 4 juin 2009
Le monde en route vers un bordel noir ?

Ces derniers jours, le clicheton journalistique qui jaillit spontanément de la plume de nombre de mes chers collègues observateurs de la vie internationale nous informe que ce mois de juin sera celui de “tous les dangers”.
En Iran, on saura le 12 juin si le diable mal fagoté1 Mahmoud Ahmadinejad réussit à s’imposer face au présumé modéré Hossein Moussavi. Au Liban, les élections législatives du 7 juin sont considérées comme à “haut risque” car elles pourraient établir l’hégémonie du Hezbollah et de ses alliés sur le pays du Cèdre. La situation politique en Géorgie risque de tourner au vinaigre, l’opposition au président Mikhail Saakashvili menant grand tapage. L’armée pakistanaise ne parvient pas à venir à bout des talibans qui se sont emparés de quelques “zones tribales” au nord-ouest du pays. Pendant ce temps là, Hugo Chavez, les frères Castro, Mouammar Kadhafi et quelques autres grands démocrates testent leur capacité à défier l’hyperpuissance américaine. Les Russes avancent leurs pions, dans le Caucase et en Asie centrale, régions qu’ils reprennent fermement en main. La paix des cimetières règne désormais au Sri Lanka, où l’armée est parvenue, dans le courant du mois de mai, à appliquer aux Tamouls la méthode de Simon de Montfort pour éliminer les hérétiques cathares mêlés aux civils albigeois : “Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !”
La seule échéance attendue sans anxiété par les commentateurs patentés est celle des élections européennes. Le désintérêt général pour ce scrutin manifesté dans la quasi-totalité des pays concernés n’est pas de nature à réveiller les passions de cette “Europe frigide” qui désole l’ami Barnavi. Toutefois, on pourrait avoir des surprises, car nos voisins et amis belges ont eu l’idée saugrenue de faire coïncider leurs élections régionales avec les européennes, ce qui promet de la chicore au pays du waterzoï, déchiré par le conflit qui oppose les flamands aux francophones.
À en croire les grands journaux de chez nous, le monde attendrait donc le discours que doit prononcer Barack Obama au Caire le 4 juin comme la parole messianique susceptible de nous délivrer de l’angoisse provoquée par ce mois de juin promis comme horribilis. Jean Daniel ne rate pas cette occasion de prodiguer ses conseils de vieux sage au jeune président des Etats-Unis, qui ne va pas manquer de les suivre, car sans Jean Daniel la terre ne tournerait pas rond. La pom-pom girl du Obama fan club qui fait office de correspondante du Monde à Washington peaufine ses figures jubilatoires sur son blog, avant de les présenter en majesté aux lecteurs du journal de référence.
Le moment est donc venu, après le concert de louanges interprété à l’occasion des cent jours de fonction du nouveau président par la presse obamanolâtre de nos contrées (à savoir presque tous les journaux, radios, télés de France, Navarre et pays circonvoisins), d’évaluer sereinement les premiers effets de cette parole réputée thaumaturge sur la marche du monde.
Le 5 avril dernier, Obama tenait devant le château de Prague un discours qualifié d’historique dans lequel il évoquait la perspective d’un monde sans armes nucléaires. Un long et rude chemin, certes, mais qu’il allait commencer à gravir sans tarder, en compagnie de tous ceux qui voudraient bien l’accompagner, quel que fût leur casier judiciaire.
Ce discours a été reçu cinq sur cinq à Pyongyang et à Téhéran : pour pouvoir suivre le président américain dans son ascension vertueuse vers les sommets de la paix perpétuelle, il convenait, selon eux, de se doter préalablement des armements en question. En effet, quelle gloire tirer de la renonciation solennelle à un arsenal dont on n’est pas encore pourvu ?
En quelques semaines, le complexe militaro-industriel à la botte du grand leader Kim Jong Il parvient à faire péter une bombinette en sous-sol et à tirer quelques missiles susceptibles de dissuader des voisins malveillants, comme le Japon ou la Corée du Sud, de venir mettre leur nez dans les affaires de la plus kitsch des dictatures communistes survivantes.
De son côté, Téhéran a fait savoir au “Groupe des Six” (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) qui conduit la négociation sur le nucléaire iranien qu’il n’y avait plus rien à discuter. Pour se faire bien comprendre, les Persans ont procédé au tir, réussi cette fois-ci, d’un missile d’une portée de 2000 km, donc capable de porter une charge nucléaire vers un pays de la région que nous ne nommerons pas, pour ne pas lui faire de publicité. Tout le monde, bien sûr, a condamné ces agissements dans les termes les plus vifs, dans des communiqués sans équivoques et des résolutions de l’ONU dont les termes sont pesés au trébuchet, mais de sanctions, des vraies, de celles qui font mal, il n’est pas question, du moins pour l’instant. Obama persiste à vouloir “dialoguer” avec les mollahs, et les Chinois s’opposent à ce que l’on punisse leur voisin coréen. Pékin préfère tenir lui-même la laisse de ce pays pitbull, plus ou moins serrée en fonction de ses intérêts du moment.
Alors, Obama serait-il un peu mou du genou ? Du genre à prendre des baffes et à dire merci ? Ce serait faire bon marché de la fermeté et de l’intransigeance dont il vient de faire preuve vis-à-vis de Bibi Netanyahou: plus un seul cabanon, même pas un chiotte au fond du jardin, ne doit être construit dans les implantations juives de Cisjordanie, y compris dans celles que son prédécesseur Georges W. Bush avait implicitement désignées comme devant être rattachées à Israël lors d’un éventuel règlement final. Cela n’a pas échappé à Ahmed Qoreï, qui dirige pour l’Autorité palestinienne les négociations avec Israël. Alors que, jusque-là, les Palestiniens n’évoquaient jamais les noms des villes pouvant être incluses dans un échange de territoires, ils demandent maintenant que les localités de Maale Adoumim et Givat Zeev, proches de Jérusalem reviennent au futur Etat palestinien, en proposant généreusement que leurs habitants puissent jouir de la double nationalité, israélienne et palestinienne. Une hypothèse qu’aucun gouvernement israélien, même composé de la gauche et de l’extrême gauche sioniste, ne pourrait accepter.
Il semble que Barack Obama se soit laissé persuader que le conflit israélo-palestinien était “la mère de tous les conflits” de la région et que sa solution rapide conditionnait l’acceptation, par monde arabo-musulman d’une cohabitation harmonieuse avec l’Occident, Israël compris. Cette illusion, qui fait l’impasse sur l’instrumentalisation de ce conflit par des régimes dictatoriaux ou autoritaires pour détourner leurs peuples de la révolte contre ses dirigeants, est tout aussi, sinon plus, porteuse de dangers, que l’approche musclée de son prédécesseur. L’acceptation du fait israélien par les Etats arabes n’implique nullement la reconnaissance de sa légitimité, voilà ce que répètent en boucle les responsables arabes, même réputés modérés, un discours que les partisans occidentaux de l’alliance des civilisations font mine de ne pas entendre.
N’appartenant pas au premier cercle des conseillers qui entrent sans frapper dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, je ne peux vous révéler ici en primeur le texte du déjà fameux discours du Caire. Mais j’ai comme l’impression qu’il va contribuer, comme celui de Prague, à l’accroissement du bordel ambiant.
Une rumeur insistante, jamais confirmée mais jamais démentie, veut que le tailleur personnel de Mahmoud Ahamadinejad soit un juif de Téhéran parfaitement capable de confectionner des vêtements convenables, mais que son illustre client oblige à lui tailler des costumes sur le modèle des fripes vendues aux puces de Montreuil, qui arrivent de Paris par la valise diplomatique. ↩
Luc Rosenzweig
Ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig est l'auteur de plusieurs essais dont "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin).
le causeur
LES SS MOHAMED EN FRANCE PENDANT L'OCCUPATION

Si hier l'historiquement correct empêchait de révéler des faits embarrassant pour les partisans de l'Empire du mal, aujourd'hui on évite tout ce qui pourrait contrarier les musulmans
Ainsi, alors que canal + a diffusé en décembre 2004 un film : « 93, rue Lauriston », une « fiction basée, hélas ! sur des faits réels » selon le journal « l'humanité », on oublie trop souvent de parler de certains « détails ». Si la Gestapo a employé des bandits et des trafiquants français (1) pour démanteler les réseaux de résistance, voler et terroriser la population, l'histoire officielle n'a pas retenu la « SS Mohamed » et le « capitaine Henry ».
Connaissez vous Henri Lafont, le « Lawrence d'Arabie » parisien ?
Car, le sinistre Lafont, n'a pas seulement été un tortionnaire sadique et un serviteur de la Gestapo, un Kriminalrat (conseiller criminel), il n'a pas été seulement cet enfant de l'assistance publique devenu truand en trahissant sa Patrie pour adopter la nationalité allemande et les thèses du national-socialisme. Henri Lafont a eut l'ambition de se transformer en « Lawrence d'Arabie ». Il a crée, avec un national-islamiste algérien, un groupe de combat, la « brigade nord africaine » qui aurait du devenir par la suite la « phalange » ou la « légion Nord africaine », une armée de musulmans voué à servir l'ordre noir, à bouter les juifs et les alliés hors du Maghreb et à rafler encore plus d'argent.
Ainsi, lors d'une réunion avec le colonel SS. Helmut Knochen, chef des services de sécurité national-socialiste en France, Henri Lafont lui propose de mettre sur pied une brigade musulmane pour lutter contre les maquis de résistants en province :
« il souffle sur la France un vent de folie et de terrorisme »
« Il est nécessaire de juguler ce mouvement et d'empêcher la relève des organisations détruites. Nous devons lutter contre ce mécanisme de génération spontanée, dont les ennemis du Reich paraissent doués. Des mercenaires algériens, instruits, formés militairement, entraînés, pourraient briser le mécanisme. » (2)
(Rappelons que les mêmes méthodes et sans doute les mêmes réseaux seront employés par le gouvernement de de Gaulle pour lutter contre l'OAS.) National-socialiste et national-islamiste
En effet, Henri Lafont, pour mieux trahir notre peuple, a choisit de faire appel à Mohamed El-Maadi, un activiste national-islamiste, qui s'employait depuis les années 30 a monter les maghrébins contre les français. Rédacteur du journal El Rachid, tirant à 30 000 exemplaires et paraissant en France métropolitaine, il dénoncait avec autant de hargne « l'occupation judéo-anglo-américaine de l'Algérie » que la politique coloniale de la France. Et, jugeant sans doute la milice de Darnand trop « douce » avec les mouvements de résistance et le peuple français, ces deux traîtres ont décidé de se servir des immigrés Nord africains présents en France pour concrétiser leurs projets criminels.
Ouvrant une « soupe populaire », réservé aux musulmans, ils ont recruté les plus dangereux d'entre eux qu'ils ont armé et entraîné militairement dans la banlieue parisienne afin de former une brigade de « volontaires » qui aurait du devenir le noyau de leur « légion Nord africaine ».
Car contrairement à ce qui est communément admis, les méfaits de Lafont ne se sont pas limités à Paris. Ainsi, fin janvier 1944, il prend le commandement de trois cents mercenaires Nord africains qui forment une brigade de cinq sections surnommée avec mépris par les allemands la « SS Mohamed ». Et dès février, cette « brigade Nord africaine » est engagée dans le Sud ouest pour lutter contre les maquis de résistance.
Henri Lafont prendra avec lui trois sections de SS musulmans et établira son QG à Tulle. Le 20 mars 1944, il se présentera en uniforme SS avec le grade de Hauptsturmführer (capitaine) aux autorités allemandes de Périgueux, pour y installer une section de SS musulmans commandé par le sous lieutenant Villaplana. La dernière section de sa brigade sera installée à Montbéliard.
Les méthodes du FLN auraient t'elles été testé en France en 1944 ?
La SS Mohamed va très vite s'en prendre à la population civile : viols, pillages, meurtres, massacres, exécutions d'otages… Les Périgourdins les voient comme « un ramassis d'individus sans foi ni loi, de truands prêts à toutes les besognes, de tueurs sans pitié entièrement au service de la Gestapo et de ses œuvres les plus basses. »(3)
Extrait du site :
http://www.histoire-genealogie.com/article.php3 ?id_article=671
Les quatre sous-officiers et officiers français, en uniforme allemand encadraient des hommes de troupes nord-africains habillés en costume de ski bleu-marine. Leur solde était de 5000f par mois pour les hommes de troupe et de 5500f pour les caporaux, les armes étaient fournies par les allemands l'argent par les SS et l'équipement par Joanovici (4).
Le commandement fut confié à Lafont qui avait le grade de capitaine, Bonny était plus spécialement chargé des interrogatoires des patriotes arrêtés qui étaient contraints aux aveux sous l'action de mauvais traitements ou de la torture en baignoire. Nombre d'entre eux furent déportés, quelques-uns exécutés sur place. Des pillages de grande envergure furent organisés jusqu'à la fin 1944, terrorisant les habitants qui n'osèrent plus sortir de chez eux.
La SS Mohamed est détruite, mais le national-islamisme survit
Les coupes jarrets du « Hauptsturmführer Henri » seront ainsi engagés dans le Sud Ouest multipliant les atrocités. Et au fur et à mesure des combats, beaucoup déserteront. Les autres finiront pratiquement tous massacrés dans des embuscades de résistants quand ils ne furent pas fusillés par les allemands pour viols, pillages ou atrocités.
Henri Laffont, qui se cachait avec Pierre Bonny dans une ferme de Bazoches-sur-le-Betz sera livré par Joanovici et capturé le 4 septembre1944. Jugé le 1er décembre 1944, il sera exécuté le 27 Décembre 1944 à Paris.
Extrait du « Le Crapouillot » d'Automne 1973, un « affreux journal d'extrême droâte » :
« Le crime le plus odieux peut-être dont se soit rendu coupable Henri Lafont est en effet la création, et la mise en service, de la BNA, la Brigade Nord-Africaine.
En 1943, Lafont ne se satisfaisait plus d'être chef de bande. Il souhaitait devenir chef militaire. Mais où recruter son armée, qu'il voulait formée de guerriers, et non pas de « droits-co » ? Sa rencontre avec Mohamed El Maadi lui fit concevoir un plan ingénieux.
Directeur du journal furieusement antifrançais El Rachid, ancien chef du Parti du Progrès Algérien (PPA) (5), El Maadi venait solliciter les subsides de la Gestapo. A cette occasion, il décrivit à Lafont les lamentables conditions dans lesquelles croupissaient en France, du fait de la guerre, les Algériens immigrés.
Lafont subventionne et ouvre même, rue Lauriston, une cantine, qui devient le point de ralliement de tous les Nord-Africains de la capitale. Pourquoi, parmi ces ouvriers désœuvrés, ne pas lever une brigade ? L'opération commence dans la fièvre : entraînés par Ouali, ancien « juteux » analphabète, endoctrinés par Zoubib, sorte de commissaire politique, fanatique de la lutte anticolonialiste, les 300 volontaires sont habillés par le chiffonnier milliardaire Joanovici. L'encadrement est fourni par des hommes de la rue Lauriston en qui Lafont a toute confiance, lui-même se réservant le commandement suprême dans la lutte que la BNA doit mener contre le maquis.
La première difficulté vient des Allemands. Ce n'est pas sans réticence que Knochen et Oberg voient cette bande dépenaillée prêter main forte aux SS, on la nommera d'ailleurs la « SS-mohamed ».
Le second obstacle provient des volontaires eux-mêmes. Ne voulant pas que sa gloire militaire dépende de repris de justice, Lafont fait éplucher par l'inspecteur Bonny les casiers judiciaires des Algériens. Le bilan est édifiant : une centaine d'entre eux (le tiers de l'effectif) ont été condamnés pour vol, viol ou proxénétisme. Parfois pour crime de sang. Le commissaire politique lui-même a à son actif pas mal d'escroqueries et de chèques sans provision !
Lafont devra renoncer à son grand rêve, qui était de rallier au premier noyau de sa brigade la totalité des Algériens vivant en France et, avec eux, de constituer un gouvernement provisoire nord-africain, avec station de radio et journaux de propagande. D'ailleurs la guerre raciale, plus atroce encore que la guerre civile qui écartelait le pays, n'était pas loin. Surtout si l'on considère le sang et les ruines que, réduite à deux cents hommes seulement, la BNA a laissé sur son passage. Dans la région de Limoges, où elle fut finalement engagée en février 1944, ce ne furent que pillages, viols, tortures. Haïs des paysans, les « b..... » se conduisaient comme en pays conquis, dépassant leurs chefs européens, n'obéissant qu'à leurs instincts.
Le salut, pour la population, viendra finalement de leur totale incapacité militaire. Tombant dans les embuscades les plus enfantines, se faisant battre à plates coutures par les résistants, la BNA, qui gênait les Allemands plus qu'elle ne les aidait, regagnera finalement Paris, décimée. Et pour certains fusillés par les allemands pour pillages ou viols.
Et le « capitaine Henri » ne sera jamais général... »
La vérité mérite d'en faire plus
Il faudrait donc que les réalisateurs du film « 93, rue Lauriston » tournent une suite à leur film que l'on pourra appeler « Du 93, rue Lauriston à Paris aux maquis du Sud-Ouest. » et peut être après une troisième partie : « Pourquoi les massacres racistes antiblancs et antichrétiens de Sétif, Guelma, Batna, Biskra et Kherrata ont eu lieu en 1945 ? ».
Mais cela ne plaira sans doute pas aux éternels collaborateurs du national-islamisme.(6)
Notes :
(1) Les belles années du « milieu » 1940-1944 - Le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France de Grégory Auda aux éditions Michalon. http://66.102.9.104/search ?q=cache :htD2GbDwbtoJ :www.parutions.com/pages/1-4-7-3375.html+lafont+gestapo&hl=fr
(2) Historia HS n°20
(3) Histoire de la Résistance en Périgord de Guy Penaud aux éditions Pierre Fanlac
(4) Joanovici était un « collaborateur » un peu spécial. Il fut non seulement un traître à la France, mais aussi un traître à sa communauté, la communauté juive de France.
Cet ignoble personnage, compromis dans les plus sordides affaires avec l'occupant, a lancé cette phrase lors de son procès pour collaboration : « Je n'étais pas vendu aux allemands puisque c'était moi qui les payais. ». En effet, en payant cinq millions de francs de l'époque aux autorités allemandes, Joanovici s'était acheté un « certificat d'aryanisation ». Il en avait les moyens, pendant l'occupation, il aurait accumulé 4 milliards de francs, une somme considérable à l'époque.
Le personnage savait en effet se ménager des appuis auprès des puissants et prévoir les retournements de situation. Devenu citoyen soviétique en 1941 après avoir fait du trafic d'armes au profit des « républicains » espagnols, il se place au service de la « gestapo française ». Il devient aussi le « bienfaiteur » du réseau « honneur de la police » qu'il finança et dont il devient l'un des chefs, après avoir vendu aux allemands des responsables du réseau. Mais, cela ne l'empêcha pas de faire libérer des résistants communistes en achetant leur libération aux allemands, ce qui fait qu'une fois accusé de collaboration, il n'a pas manqué de témoins pour le défendre.
Et comme le docteur Petiot (capitaine Valéry chez les FFI), ce sombre criminel n'est entrée dans la « résistance » que lors de l'épuration pour assassiner ou pour livrer à ses « amis » du réseau « honneur de la police » tout ceux qui aurait pu le gêner, notamment des résistants français ou des « gestapistes » qui aurait pu le confondre. Il livrera notamment la cache (une ferme de Bazoches-sur-le-Betz) de ces anciens « amis » de la rue Lauriston ce qui permettra l'arrestation de Pierre Bonny et de Henri Lafont. Il gagnera ainsi un certificat de résistant et aussi une certaine impunité ce qui lui permettra d'obtenir l'exclusivité sur les ventes et achats de Stocks américains après la guerre.
Il financera les campagnes des démocrates-chrétiens du MRP, en même temps qu'un journal communiste, « L'Action » et disposera d'une garde prétorienne constitué de fonctionnaires de police. Mais, c'était compter sans la haine que lui vouaient les vrais résistants.
Traqué et dénoncé sans relâche par le Colonel Remy, qui voulait venger la mort de résistants assassinés par les tueurs de Joanovici, le misérable sera arrêté et jugé le 6 juillet 1949 à Paris. Mais il ne sera condamné qu'à cinq ans de prison, le tribunal, peut être corrompu, n'ayant retenu que ses crimes économiques. Relâché en 1951 (à peine deux ans plus tard) il sera placé en résidence surveillée pendant cinq ans à Mende d'où il reconstituera sa fortune. En Octobre 1957, il se lance dans une cavale qui le conduit à Haïfa via Genève et Casablanca. L'Etat d'Israël, écœuré par le bonhomme, refuse de le faire bénéficier de la loi du retour, qui s'applique à tous les juifs, et le réexpédie en France où il sera incarcéré à la prison des Baumettes jusqu'en 1962. Il mourra ruiné par le fisc en 1965.
Pour en savoir plus :
L'étrange Monsieur Joseph d'Alphonse Boudard aux éditions Robert Laffont ou aux éditions Pocket Mémoires d'un agent secret de la France Libre, du Colonel Rémy aux éditions France-Empire http://www.alsapresse.com/jdj/00/07/18/MA/article_1.html
(5) le Parti Populaire Algérien de Messali Hadj est l'un des mouvements national-islamiste responsable des massacres racistes antiblancs et antichrétiens de Sétif, Guelma, Batna, Biskra et Kherrata en 1945.
(6) Pétition pro-arafat signé par Pierre Vidal-Naquet et d'autres « bonnes consciences » : http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/trop.htm Trop, c'est trop !
Les dirigeants palestiniens, Yasser Arafat en tête, qui serra naguère la main d'Itzak Rabin, sont aujourd'hui cernés à Ramallah par des tanks israéliens. Les bombes pleuvent sur le territoire où vit encore une partie du peuple palestinien. Rien, nous disons bien rien - y compris les attentats inacceptables commis par des kamikazes - ne peut justifier de tels actes. Le peuple palestinien a le droit de vivre libre. Il a droit à un Etat véritable. Il est temps, il est plus que temps, que le peuple israélien, que tous les peuples du monde en prennent conscience et agissent.Nous aurions honte de ne pas le crier : "Trop, c'est trop !" Paris, le 13 décembre 2001.
Premiers signataires : ASURMENDI Jésus, BALIBAR Etienne, CULIOLI Antoine, DE BRUNHOFF Elisabeth, JOXE Alain, KORN Henri, LABICA Georges, MANDOUZE André, MIQUEL André, PERROT Michèle, REBERIOUX Madeleine, SCHWARTZ Laurent, SEEBACHER Jacques, SOBEL Bernard, VIDAL-NAQUET Pierre
(…)
DELLA-SUDDA François, DELPHY Christine, DEL RE Guido, DE MAISTRE Agnès, DENTZER Jean-Marie, DEPAULE Jean-Charles, DEPOLLIER Claude, DESANTI Dominique et Jean-Toussaint, Isabelle, GRANDAIS Michel, GRANGER Sylvie, GRAS Alain, GROSHEITSCH Pierre, GROSS Bernard, GRYSON Jean-Pierre, GUERIN (s'agit t'il du producteur du film « 93, rue Lauriston » ou d'un homonyme ?)Jacques, ROSA Guy,
(…)
TOUCAS Patricia, TRICOT Catherine, TRUCHOT Claude, TSEKOURA Vassiliki, TUBIANA Michel, TUSSEAU Jean-Pierre, VALLET
Pour rigoler :
Un petit clin d'œil de l'histoire, le 93 rue Lauriston est aujourd'hui l'adresse de la Chambre de Commerce Franco-Arabe. Est-ce que cet organisme est chargé de dédommager celles et ceux qui ont été martyrisé ou volé par la « SS Mohamed » ?
créedit:Y. Hamar
yhamar@france-echos.com
http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/hamr001.html
mercredi 3 juin 2009
Allo, Poissy ? Ne quittez pas

Le terroriste Carlos, emprisonné à Poissy, a téléphoné lundi à Dieudonné en plein meeting électoral pour apporter son soutien au combat de la liste "anti-sioniste" aux européennes, déclenchant des applaudissements enthousiastes. Déjà, Carlos avait adressé une carte le 24 mai à la liste "anti-sioniste", l'assurant de son "vote symbolique".
Yahia Gouasmi, dirigeant du centre chiite Zahra, colistier de Dieudonné, a déclaré avoir eu un contact téléphonique avec le Hamas et le Hezbollah. (AFP)
Allo, Carlos ?
Ca me fait super plaisir de t’avoir, mon pote. C’est Dieudo.
Dieudonné… d-i-e-u-d-o-n-n-é… C’est pas grave, on fera connaissance plus tard…
Si tu savais depuis combien de temps je parle de toi à mes collègues !
Alors voila… oui oui, j’ai bien reçu ta carte…Tu penses, La Poste, ca marche toujours en France…
Remarque, je vois que ça marche aussi en prison…c’est super… hein ? hein !
Oui, je sais, un vote « symbolique ». Je sais que tu fais ce que tu peux. Personne n’en doute ici.
Ben oui, ca me donne une idée, ça… faire voter les prisonniers… nan, tu penses… pas pour les Européennes, j’suis pas fou ! Ca servirait à rien… Mais pour mon prochain gouvernement… je dis pas…
(Dieudonné se tourne vers le public)
Hé, les gars, …sileeeeence, …. sileeeeeeeeeence …
hé, c’est Carlos au téléphone. Mais si, puisque je vous le dis. (ovation)
Tout le monde est là, Carlos, on peut y aller. Quoi, ta femme ??? Ah ben, elle aussi. Elle a pu se libérer une heure ou deux.
En ce moment, elle rigole pas, j’te jure. Elle défend la bande de barbares qui a assassiné un juif. Tu te souviens ? Si, en France… pas loin d’ici… Ils lui en font voir, tu sais !
Quoi ? Mais non, calme-toi, pas les barbares… les Juifs…
Ouais, t’as raison…ça m’étonnes pas, moi non plus…
Alors dis donc, j’voulais te dire… ben oui, on se magne, j’voudrais pas faire pêter ton forfait… Ah, c’est gratos ?
Ben t’as d’la veine, toi ! Oui, ‘scuse-moi, façon de parler…
(Dieudonné regarde sa montre)
Je sais aussi que t’as pas si souvent l’occasion de causer. Oui, j’suis là… j’t’écoute…
Mais non, ça me gêne pas ! Vas-y, dis toujours… (silence)
Ah non, là, … attends, j’enlève le haut-parleur….
(il chuchote) Je crois que ca va pas être possible…. Ben, si tu veux…c’est qu’il est en pleine campagne, lui aussi. L’est un tantinet occupé, le gars… Je sais bien que tu as des choses à lui dire… Mais c’est pas la question ! Mais ce que j’veux dire, c’est qu...
Ton virement ? Quel virement ? Ah, il l’a pas fait ce mois-ci ?
Attends, du savon, j’peux t’en prêter, si y a que ça…
L’abonnement à Canal ? Oui, j’peux voir aussi…
(Dieudonné appelle Alain Soral d’un claquement de doigt et, une main sur son portable, il lui chuchote) « il a pas reçu son fric ! Y veut rien faire de plus ».
Non, écoute… Caaaarlos, Caaarlos, écoute-moi… j’veux juste te dire que…. c’est pas d’la mauvaise foi…. Mais je le connais pas plus que ça…
On s’est croisé…oui, je sais… on a des amis communs… Et il est pas à l’aise lui non plus, tu sais… on dit des tas de choses, mais j’peux te dire, moi qu’il galère…
Non, pas pour les élections, ça c’est plié… T’es con, quand tu t’y mets… T’as rien perdu en taule, hein ?
Tiens, y a mon copain chiite qui arrive, j’vais lui demander…
Hé, Yahia, C’est Carlos et…. Mais non, pas derrière toi ! Au téléphone… Lui aussi, j’te jure… J’sais pas ce qui m’a pris de me mettre avec des branques pareils…
Alors, voilà, y voudrait faire passer un petit message à qui tu sais parce que l’autre, ca fait longtemps qu’il a pas donné de… nouvelles (il frotte son pouce contre l’index).
Alors, voilà… c’est bien ce que je pensais… ben voilà… Carlos, Carlos, arrête un peu de parler… Gouasmi est devant moi et il me dit qu’il faut que tu sois patient…
(il éloigne le téléphone de son oreille en plissant les yeux)
Crie pas comme ça, Bordel… Mais j’y peux rien, moi… Ecoute, on va être clair… Ahmadinejad, faut le laisser peinard pendant encore 3 semaines. Là, il est au turf !
Après, je dis pas… avec une bonne délégation européenne, je t’arrange le coup. J'pourrais pas y aller ? Et l'immunité parlementaire, ca te dit kek chose ?
Mais, attends, j’ai une idée, quitte pas…. Gouasmi, tu pourrais pas… avec tes copains, les autres, là…..oui, si tu veux… moi j’appelle ça des dégénérés, mais tu fais comme tu veux…
Hé Carlos, on vient d’avoir une super idée… Si tu veux, on te met en contact avec le Hamas et le Hezbollah ! C’est pas une bonne idée, ça, hein, hein, hein ????
Mais si, tu parles… on cause avec eux tous les jours… Des clampins ? Heu, j’crois peut-être que l’air de la centrale t’as un peu amolli, là…
Des clampins… Peut-être pas quand même !
Bon, y sont pas fins… pas tous… et y se débinent vite fait devant le danger…. Oui, c’est pas faux, m’enfin quand même…
Oui, derrière les femmes… Oui, t’as raison… de toute façon, on s’en fout, hein, mon pote… peuvent faire sauter ce qu’ils veulent, du moment que c’est pas dans mon théâtre, alors là, j’vais te dire…
Et puis y me semble que t'as pas hésité, toi non plus ...OK OK, j'dis rien...t'as raison, on est peut-être sur écoute...
Oui, donc, Gouasmi, y vient de recevoir un coup de fil du Hamas et du Hezbollah… Siiii, y a 10 minutes, à tout casser ! Un hasard !
(se tournant vers Gouasmi) Et le Fatah, t’as pas essayé ?
Non ? j’m’en doutais… Putain, les mecs, c’est pour des élections…faut ratisser large… vos émois de vierges, j’en ai rien à secouer, moi…
Quoi, y sont corrompus ? Et alors, c’est la première fois que ça te gêne, ça !
Bon, écoute, Carlos… Ah merde, la musique…il a pris un forfait bloqué…
Carlos, Carlos, (il secoue le téléphone) si tu m’entends, je vois ce que je peux faire pour tes petits problèmes de fric... on a des copains, on te laisse pas tomber…
Et quand tu sors, tu viens à la maison…
Ah là, ca y est, je t’entends … c’est bon… oui, je disais, "quand tu sors, tu viens à la maison"…
Oui, pas tout de suite… je sais !
Allez, courage, mon pote… y a mon bus qui attend…
(Dieudonné remet le portable dans sa poche et se dirige vers le bus qui klaxonne)
J’arrive, j’arrive… Ouais les gars, j’veux bien… mais là, c’était de la politique internationale, alors hein… La ferme !
Toi, la petite grosse, derrière, aussi… Put…vous allez voir… quand nos copains du Hamas seront là, vous les femmes... Enfin, j’me comprends.
© Primo, 2 juin 2009
mardi 2 juin 2009
L'amitié : oui, la menace : non

Benyamin Netanyahou et Barak Obama.
Photo: AP , JPost
Par HILARY LEILA KRIEGER
Rassurer les plus inquiéts. Le gouvernement israélien a démenti, lundi, l'information selon laquelle les Etats-Unis envisagent de prendre des mesures, comme reconsidérer son soutien au sein de l'ONU, si l'Etat hébreu ne gèle pas ses implantations.
Selon des sources au sein du gouvernement, il est bien trop tôt pour parler de menaces américaines. Certes, le président Obama et sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, ont récemment appelé au gel des implantations mais ils n'ont nullement inclus une clause "dans le cas contraire" dans leurs déclarations.
Selon le New-York Times, Washington envisage de ne plus utiliser son veto, au sein du Conseil de sécurité, contre les résolutions anti-israéliennes. Le porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, a refusé de révéler davantage d'information sur l'actuel dialogue israélo-américain.
Ce dernier a, néanmoins, souligné que "le président et la secrétaire d'Etat ont déclaré clairement aux deux parties qu'elles avaient la responsabilité de faire aboutir les efforts de paix au Proche-Orient."
Avant d'ajouter : " Nous avons toujours défendu un traitement juste d'Israël au sein des Nations-Unies. Cette politique va se poursuivre. Israël est un pays ami et un allié. Nous ferons toujours en sorte de veiller à sa sécurité."
Selon des sources au sein du bureau de Binyamin Netanyahou, les discussions israélo-américaines concernant l'exacte signification du "gel des implantations" sont toujours en cours.
Néanmoins, les relations entre les deux pays se sont considérablement refroidies depuis que les Etats-Unis demandent qu'Israël mettre un terme à "l'accroissement naturel" dans les implantations de Judée-Samarie.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1243872310702&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
lundi 1 juin 2009
Les Arabes de Galilée menacent-ils leurs voisins juifs ?

La censure a été levée ce dimanche sur une information indiquant qu’un engin explosif de circonstance a été découvert il y a deux mois - le lendemain de la Journée de la Terre - à l’entrée de la localité d’Avtalion en Galilée. L’engin, posé le long de la route, aurait pu être destiné à toucher une voiture ou un véhicule de transport scolaire.
L’EEI a été repéré par un résident qui faisait son jogging dans le coin. L’homme a aperçu l’objet qui lui a immédiatement paru suspect et il a fait appel aux forces de sécurité, qui ont neutralisé la bombe, en partie confectionnée à partir de pièces pyrotechniques. La veille de la Journée de la Terre (Yom al-Ard), la police avait fait état de ses craintes de voir des Arabes israéliens essayer d’attaquer leurs voisins juifs en Galilée.
Un policier du district nord a confié à Ynet, le site Internet du quotidien Yédiot Aharonot, peu après la découverte des EEI : “Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un acte terroriste. Au cours des évaluations de la situation sécuritaire nous avons reçu des informations sur les intentions d’éventuels terroristes dans la région où les bombes ont été trouvées, aussi nous n’avons pas été surpris par le lieu où elles ont été découvertes. Ce qui nous a surpris c’est la gravité de l’acte. Nous pensons que les responsables de la tentative d’attentat constituent un groupe local et non une grosse organisation terroriste.” La police a cependant précisé ce dimanche que l’enquête n’était pas terminée et que d’autres pistes étaient également envisagées.
Il y a deux mois, les résidents d’Avtalion n’ont pas compris pourquoi un nombre important de soldats et de policiers avaient envahi leur localité si tranquille. “Je suis rentré du travail vers 20:00. Je faisais partie des premiers véhicules qui se trouvaient à proximité du barrage”, raconte un résident. Rapidement, une longue file de véhicules s’est trouvée bloquée à l’entrée de la localité. “Nous n’avons pas compris ce qui se passait. Nous avons vu des pompiers, des ambulances, la police et des hommes du Shabbak. Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait d’un exercice, mais petit à petit nous avons compris qu’il était arrivé quelque chose.”
par Yael Ancri
http://www.actu.co.il/2009/05/les-arabes-de-galilee-menacent-ils-leurs-voisins-juifs/
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