jeudi 21 mai 2009

Attentat déjoué à New York



Le FBI arrête l'un des suspects, mercredi 20 mai, à New-York.
Photo: AP , JPost

Par TOM MCELROY / AP


Le FBI a arrêté mercredi quatre hommes soupçonnés de préparer un attentat à la bombe contre une synagogue du Bronx. Les quatre hommes envisageaient également de tirer des missiles guidés sur des appareils militaires, selon les autorités.

Des responsables ont expliqué à l'Associated Press que ces arrestations surviennent après une opération longue et discrète de filature qui aura duré plus d'un an et qui a commencé à Newburgh, une petite ville située à quelque 110 km au nord de New York.

Le bureau du procureur fédéral a précisé que les quatre suspects ont été inculpés de complot en vue d'utiliser des armes de destruction massive sur le sol des Etats-Unis et complot en vue d'acquérir et d'utiliser des missiles antiaériens.

Selon les autorités, les hommes arrêtés mercredi soir avaient apparemment prévu de faire exploser une voiture bourrée de plastic C-4 devant une synagogue et un centre communautaire juif du quartier de Riverdale, dans le Bronx.

Ils avaient également l'intention de viser avec des missiles guidés Stinger des avions militaires sur la base aérienne de la Garde nationale de l'Etat de New York à Newburgh.

Selon les autorités, les quatre terroristes présumés qui tentaient de se procurer des armes ont commis l'erreur de contacter un informateur du FBI. Le bureau fédéral d'enquête et d'autres agences fédérales de sécurité ont alors placé ces hommes sous une surveillance étroite et leur ont même fourni via l'informateur un missile sans mise à feu et du C-4 inerte.

En juin 2008, l'informateur a rencontré l'un des suspects, James Cromitie à Newburgh. Cromitie s'était alors plaint du fait que des parents vivaient en Afghanistan et était bouleversé par la guerre qui s'y déroulait et par le fait que de nombreux musulmans soient tués en Afghanistan et au Pakistan par les forces américaines.
Il avait également exprimé son intention de faire "quelque chose en Amérique", soulignent les autorités.

En octobre 2008, l'informateur a commencé à voir régulièrement les quatre hommes dans une maison de Newburgh équipée d'un système vidéo et audio caché.

En avril 2009, les quatre suspects ont choisi leur cible: une synagogue et un centre communautaire juif de New York. Ils ont également effectué des surveillances de la base aérienne de la Garde nationale de l'Etat de New York à Newburgh.

Le parlementaire républicain Peter King, membre de la Commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants, a souligné que ce cas montrait le danger que représentent les terroristes vivant sur le sol même des Etats-Unis.
"C'est une enquête longue et bien préparée et elle montre la réalité de la menace que fait planer les terroristes de l'intérieur", a souligné le représentant de l'Etat de New York.

De son côté, le sénateur démocrate de New York Charles Schumer a estimé que s'il ne devait qu'une seule bonne nouvelle dans cette affaire est "ce groupuscule était relativement peu organisé, qu'il a été infiltré très tôt et qu'il n'avait aucun contact avec d'autres organisations".

Les quatre suspects doivent comparaître ce jeudi devant le tribunal fédéral de White Plains, dans la banlieue de New York.

mercredi 20 mai 2009

Europe/ La Révolution par l'immigration



Le journaliste américain Christopher Caldwell enquête sur l’immigration islamique en Europe. Un chef d’œuvre. Et un signal d’alerte.

Edmund Burke avait été, à la fin du XVIIIe siècle, l’un des chefs du parti libéral anglais, les whigs. A ce titre, il avait pris le parti des catholiques irlandais contre leurs maîtres protestants, celui des Insurgents, les rebelles américains, contre la Couronne, et enfin celui de l’Inde contre la colonisation. Mais le même Burke devint, après 1789, l’un des adversaires les plus résolus de la Révolution française, et surtout son premier adversaire intellectuel d’envergure, alors que les autres libéraux avaient tendance à l’approuver et à la soutenir. Dans une série d’essais publiés entre 1790 et 1792, sous le titre général de Réflexions sur la Révolution en France, il devait s’en expliquer. Le nouveau régime continental, notait-il, était libéral et démocratique en théorie, mais despotique en pratique ; tout en invoquant la liberté, il la supprimait ; sous couvert de philosophie et de raison, il donnait libre cours à des pulsions destructrices. Il constituait donc une fraude – ou une perversion. Si bien qu’en le combattant, les vrais libéraux ne trahissaient pas leurs convictions, mais au contraire les défendaient.

Christopher Caldwell, un journaliste américain de renom, grand reporter au Weekly Standard, mais aussi éditorialiste au New York Times et au Financial Times, est peut-être le Burke de ce XXIe siècle qui commence. Il s’est mis de lui-même dans la filiation du grand whig en intitulant Réflexions sur la Révolution en Europe un livre récemment publié chez Penguin. Mais c’est surtout par le fonds qu’il soutient la comparaison. Comme Burke, Caldwell décrit une Révolution que les libéraux et autres esprits généreux – la gauche, en termes d’aujourd’hui - se croient forcés de soutenir. Comme lui, il conclut à un piège dangereux. La principale différence, c’est que la crise française des années 1790 était de nature politique et sociale ; tandis que la crise européenne actuelle se situe dans les domaines démographique, culturel et religieux. Il ne s’agit plus, comme voici deux cents dix ans, d’abolir les ordres privilégiés ou la monarchie, mais d’accélérer la substitution d’une population à une autre dans toute l’Europe, et donc d’une civilisation par une autre.

On l’aura compris, Caldwell parle de l’immigration non-européenne et de ses conséquences. D’autres auteurs s’y sont essayés depuis une trentaine d’années. Rares sont ceux qui ont pu se faire entendre. La force de Caldwell, c’est d’avoir mené une enquête particulièrement complète, dans tous les pays européens. Et d’avoir évité tout ce qui pourrait, de près ou de loin, s’apparenter au racisme. Il ne dénonce pas, mais observe, avec minutie. Ses conclusions ont d’autant plus de poids.

Selon lui, les immigrants ont été plutôt bien traités depuis les années 1950, et leur condition n’a cessé de s’améliorer. Partout où ils ont souhaité s’intégrer au pays d’accueil, ils ont pu le faire. Et enfin, là où ils ne l’ont pas souhaité, l’Europe n’a pris aucune mesure de rétorsion, mais au contraire cherché à s’adapter elle-même à cette nouvelle présence. Une telle capitulation constitue, a priori, un « mystère ». En fait, elle ne fait que refléter le collapsus démographique du continent (« un quart de la population a plus de 60 ans ») et les valeurs pacifistes et ultra-démocratiques qui ont prévalu après la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui donne à cette évolution un tour alarmant, c’est que la plupart des immigrants, aujourd’hui, sont originaires de pays musulmans, et que l’islam se pense et se conduit en civilisation universelle et conquérante. Le refus d’intégration n’est donc plus une exception, mais la règle. Et la tolérance européenne facilite l’entrée massive de populations décidées à remodeler l’Europe à leur image. « On peut affirmer avec certitude que l’Europe ne sortira pas indemne de sa confrontation avec l’islam », note Caldwell. « A l’heure actuelle, c’est à l’islam et non à la civilisation européenne ou ses valeurs démocratiques que les immigrants accordent une légitimité politique… Ils acceptent les institutions européennes dans la mesure où celles-ci ne freinent pas l’expansion de l’islam. Ils les rejettent quand elles deviennent un obstacle. »

Caldwell consacre plusieurs pages de son livre à l’avenir des Juifs européens. Sur ce sujet comme sur les autres, on ne peut qu’admirer sa lucidité. Il observe que pour beaucoup de musulmans, l’antisémitisme, y compris sous ses formes négationniste et néo-nazie, est « un moyen commode de participer à la culture européenne sans s’intégrer ». Il redoute aussi ce qu’il appelle « la tentation du bouc émissaire » : plutôt que de se mesurer à telle ou telle forme de violence islamique, de nombreux responsables européens affirment que celle-ci cessera, ou baissera en intensité, « quand le conflit israélo-palestinien sera résolu ». Ce qui revient à offrir aux Juifs un choix « horrible » : abandonner leurs frères israéliens ou être considérés comme les vrais responsables d’atrocités éventuelles commises sur le sol européen.


Un livre qui fera date. Mais à lire de suite.

Christopher Caldwell, Reflections on the Revolution in Europe, Penguin.
© Michel Gurfinkiel & Hamodia, 2009
http://www.michelgurfinkiel.com/articles/231-Europe-La-Revolution-par-limmigration.html

Fofana le barbare: "Peyre, c'est juif! Virez-moi cette avocate!"



Lundi, ce sont les questions à un témoin, qui conservait chez lui de nombreux documents à la gloire du nazisme, qui l'avaient agacé. Alors ce mardi, Youssouf Fofana a demandé à prendre la parole. C'était en début d'après-midi. Il a pris une décision, l'a annoncée : il récuse son avocate, Me Isabelle Coutant-Peyre. Parce qu'elle aussi avait interrogé le témoin, la veille, et ça ne lui a pas plus du tout. Selon lui, tous ceux qui s'y étaient employés avant elle étaient « juifs ». Ce qui signifie, dans sa tête à lui, qu'elle aussi le serait. « Juive ». C'est pour ça que Fofana n'en veut plus pour se défendre. Il la suspecte, il a même demandé : « Coutant-Peyre... Peyre, c'est juif, non ? » Puis il a ajouté : « On veut déjà me tuer... Donc, je ne vais pas m'entourer de gens comme ça. » C'est donc maître Emmanuel Ludot, soutenu par un avocat commis d'office, qui assurera désormais sa défense.

Lundi, Youssouf Fofana indiquait donc qu'il ne parlerait plus qu'à trois personnes seulement, la présidente, qu'il n'aime pas trop, l'avocat général, parce qu'il représente la société, et l'avocat de la famille Halimi, Maître Francis Szpiner en tant que « représentant des juifs de France, du monde, et de l'Etat d'Israël ». Les avocats de la défense sont quant à eux désormais invités s'adresser à Fofana en passant par la présidente.

La cour a terminé l'examen de la tentative d'enlèvement de Jacob G. A l'époque, Fofana avait organisé une diversion qui consistait à mettre le feu à un véhicule. Jérôme R. s'était brûlé au visage. Youssouf Fofana lui avait donné 400 euros et l'avait conduit à l'hôpital. L'avocat général, Philippe Bilger, lui a demandé pourquoi ce soutien, cet accompagnement. Youssouf Fofana a répondu que Jérôme R, c'était comme un outil. Quand il est cassé, Fofana ne le jette pas, il le répare. Pour l'utiliser à nouveau, plus tard.

Demain, la Cour poursuit l'examen entamé du cas de Mickaël D. En janvier 2006, l'homme avait été retrouvé dans son sang, menotté, blessé, à Arcueil. Fofana et sa bande l'avaient frappé à coups de pieds, de crosse de pistolet, de barres de fer.

JERUSALEM : Autant de Juifs et d'Arabes en 2035





En 2035 la population de Jérusalem ne sera plus à majorité juive. Le nombre de juifs et d'arabes atteindra la parité, selon le directeur de l'Institut de Jérusalem d'études israéliennes.


C'est ce qu'a déclaré Israël Kimchi devant la Knesset à l'occasion du Jour de Jérusalem qui tombera ce jeudi. Précisant que qu'en dépit de la séparation entre la partie orientale et occidentale « la ville est unie », il a expliqué que les quartiers Est étaient entièrement accessibles et que des milliers de résidents de Jérusalem Est travaillaient du côté Ouest de la ville profitant des avantages des services de santé.

Mais le député Ahmed Tibi a rapidement rétorqué que « s'il y a une telle union, elle est forcée, maintenue par les forces de police qui sont stationnées là et par la loi d'annexer Jérusalem-Est, qui n'a pas été reconnue par la communauté internationale. Jérusalem est divisée en deux par un mur de séparation, et les résidents des quartiers Est n'ont pas de liberté de religion, car tous les vendredis les hommes ne peuvent pas venir prier à la mosquée Al-Aqsa ».

Il a ajouté que les juifs « sont constamment en déplacement à Jérusalem-Est pour tenter de créer une majorité juive dans les quartiers arabes » alors que « les arabes ne passent pas du côté Ouest ».

Zeev Elkin, député du Likoud a répliqué que « l'union de Jérusalem est un fait accompli. Nous devons donner aux résidents du côté Est des permis de construire, mais d'autre part, nous devons appliquer les lois contre les constructions illégales et la démolition de bâtiments édifiés sans permis ».


492 400 Israéliens de confession juive et 268 400 arabes résidaient à Jérusalem à la fin de l'année 2008, selon l'institut de Jérusalem d'études israéliennes.
(Guysen.International.News)

mardi 19 mai 2009

Le Pape Benoît VI au Proche-Orient : Vérité, Justice et Paix en déclin



Michel Darmon
Ingénieur général du Génie maritime

Les amis d’Israël ont pu apprécier le souci du pape Benoît XVI, dès son arrivée en Israël, « d’honorer la mémoire de six millions de Juifs victimes de la Shoah ». C’était le moins qu’ils espéraient entendre à ce sujet. Mais le pape est plusieurs fois sorti de son rôle de pèlerin pour aborder le terrain politique d’une façon que nombre de Chrétiens, de Juifs, de laïcs et même de Musulmans, ne peuvent absolument pas partager dans leur volonté de vérité et de justice pour Israël et pour tout le Proche-Orient.


Le pape a condamné l’antisémitisme, mais pas les despotes – nombreux dans le monde arabo-musulman – qui le professent et l’enseignent à leurs enfants, notamment au sein de la population palestinienne. Et étrangement, il a gardé le silence sur la persécution des Chrétiens dans ce monde arabo-musulman, persécution pourtant systématique à Bethléem comme ailleurs.

Le pape a souhaité que « s’arrête le cycle des agressions », ce qui suggère une symétrie qui n’est pas entre les Israéliens et les autoproclamés Palestiniens. Israël ne pratique pas le terrorisme, tandis que ces Palestiniens y recourent et de surcroît acclament leurs exploits criminels. Les inviter seulement à « résister à la tentation du terrorisme », c’est jeter un voile là où la morale des nations civilisées appelle une condamnation.

Le pape a stigmatisé le mur de protection qu’Israël a dû construire pour protéger ses citoyens des assassins venus de l’autre côté. Il a bien dit, trop discrètement, que les « hostilités sont à l’origine de ce mur », mais il n’est resté de son message qu’un contenu accablant Israël, coupable d’un mur qu’il « est tragique de voir construire ».

Le pape, s’adressant aux Palestiniens, a évoqué « une patrie palestinienne souveraine sur la terre de vos ancêtres ». C’est donner au nationalisme palestinien une consistance historique qu’il n’a pas. Une personnalité chrétienne, le professeur Ellul, a eu l’occasion d’écrire que la fabrication du problème palestinien à partir de rien était l’exemple du mal absolu dont la politique était capable au XXe siècle. De cette politique mortifère, la population palestinienne est la première victime et le premier instrument contre Israël pour nombre d’États aux visées inavouables (et mêmes avouées dans le cas de l’Iran). Le pape semble méconnaître que le conflit israélo-arabe et la poussée islamique dépassent largement le problème palestinien.

Il y avait donc de quoi, pour le pape, prendre une distance avec le discours des politiques et les mensonges des médias. Le soutien qu’il a apporté sans réserve à un hypothétique État palestinien apparaîtra dans l’Histoire, c’est à craindre, comme une contribution au malheur des hommes et non comme une avancée vers la paix. Il est en effet impossible de traiter d’un tel État comme s’il s’agissait de créer une petite Suisse paisible à côté d’Israël.

Les inflexions que le pape a tenu à apporter à certaines de ses déclarations antérieures en quittant Israël n’ont pas pu apaiser les inquiétudes, les interrogations et les regrets que ces déclarations avaient déclenchés. Un rattrapage ne remplace pas une spontanéité authentique.

Les condamnations répétées de l’État juif et du sionisme sur la scène mondiale s’inscrivent tragiquement comme une suite de la persécution de l’homme juif au long des siècles. Aux silences coupables de la dernière guerre durant le massacre des Juifs, succède de notre temps une participation active aux difficultés qui assaillent Israël.

Les amis d’Israël auraient au contraire voulu entendre du pape Benoît XVI le cri des consciences qui, seul, peut arrêter l’injustice.

lundi 18 mai 2009

Argentine: un anniversaire pour l’Etat d’Israël troublé


La municipalité de Buenos Aires, capitale de l’Argentine, a organisé dimanche soir des festivités pour marquer le 61e anniversaire de l’Etat d’Israël. Malheureusement, la fête n’a pas duré très longtemps: des agitateurs d’extrême gauche sont venus troubler ce rassemblement et selon les témoignages des organisateurs, ont même frappé quelques jeunes juifs qui ont dû ensuite se faire soigner.

La police locale, immédiatement alertée, est intervenue sur les lieux et a arrêté cinq des agresseurs. Pour l’un des animateurs de la fête, le spectacle qui se déroulait devant ses yeux était tout simplement effrayant.

Tout avait bien commencé, dans le calme et la sérénité. Près de 2 000 personnes, membres de la communauté juive, avaient répondu à l’invitation de la mairie et s’étaient retrouvées sur une place située à proximité de la municipalité. Parmi les participants, on comptait bien sûr l’ambassadeur d’Israël en Argentine, Daniel Gazit, et des élus locaux.

La soirée a débuté par un concert en plein air et le public a ensuite été invité à une foire du Livre et à une exposition d’objets juifs. Mais près d’une demi-heure après le début des festivités, une bande composée d’une vingtaine de jeunes, portant des pancartes avec des slogans tels que “non à la Shoah palestinienne”, a surgi de la gare toute proche et s’est mise à provoquer des troubles et à frapper des personnes dans l’assistance.

Les forces de l’ordre qui ont dispersé les agitateurs ont jugé plus prudent d’évacuer également l’ambassadeur.

Après ces violences, qui ont duré une quinzaine de minutes, les organisateurs ont hésité à poursuivre le spectacle. Mais le public ne s’est pas laissé démonter et a demandé de reprendre la soirée. “Les gens ne sont pas partis et nous ont demandé de ne pas leur laisser (aux agresseurs) le plaisir de la victoire, de ne pas les laisser nous briser le moral. Cela montre combien cette communauté est forte”, a témoigné un des animateurs.

Précisons que la communauté juive d’Argentine, qui est la plus importante de toute l’Amérique Latine, compte près de 300 000 âmes.




par Claire Dana-Picard

http://www.actu.co.il/2009/05/argentine-un-yom-haatsmaout-trouble-par-des-agitateurs/

“L’UE aide les organisations d’extrême gauche”



D’après un nouveau rapport publié par le NGO monitor, qui surveille de près les activités des ONG dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l’Union européenne aurait transféré ces dernières années des centaines de milliers de dollars à des organisations de gauche et palestiniennes comptant parmi elles des associations œuvrant contre l’Etat d’Israël. Cette information a été communiquée dimanche matin par Galei Tsahal.

L’UE aurait ainsi trouvé le moyen d’influer, de façon détournée, sur “l’évolution du processus de paix”. Par ce transfert de fonds, l’UE parvient à intervenir dans les coulisses puisqu’on ne lui donne pas la possibilité de jouer un rôle officiel dans la résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens, et se permet même de soutenir par ce biais des organismes œuvrant contre l’Etat d’Israël.

Selon le document qui vient d’être publié, des centaines de milliers de shekels seraient versés chaque année à des associations telles que “l’initiative de Genève”, “Mahsom Watch” (qui contrôle l’activité des soldats de Tsahal aux postes de contrôle), “Adallah”, “Ir Amim”, “Les Femmes en Noir” et d’autres encore. Ces derniers temps, l’UE aurait réduit ses dépenses et cessé de soutenir financièrement les grandes organisations, préférant se tourner vers de petites associations -plus modestes mais plus extrémistes encore - qui n’auraient pas encore “fait leurs preuves”.

Michel Gourary, chef du lobby pro-israélien au parlement européen, n’apprécie pas ces pratiques. Il l’a indiqué dimanche matin sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l’armée: “Notre objectif consiste avant tout à utiliser l’argent des contribuables européens pour aider à promouvoir la paix et faire en sorte que l’UE manifeste son intérêt pour cette cause”. Il a précisé : “Nous ne voulons pas de cette ingérence, qui est quelque fois grossière, permettant de soutenir des groupes, pas forcément gauchistes mais extrémistes, qui ont uniquement pour but de critiquer de façon très dure la politique d’Israël”.

Le lobby tente d’orienter cette aide vers des objectifs humanitaires de la gauche, avec l’espoir que les Européens soutiendront des organisations encourageant le dialogue entre Juifs et Arabes, ou aideront des hôpitaux traitant de cas de traumatisme chez les enfants israéliens ou palestiniens, au lieu de proposer leur assistance à des organisations s’activant contre l’Etat d’Israël.




par Claire Dana-Picard