mercredi 10 juin 2009

Israël “sous pression”



Il y a dix jours, le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, s’envolait pour Washington, la fleur au fusil. Le chef du gouvernement israélien se montrait ferme et déterminé dans ses positions. Pas d’Etat Palestinien tant que la partie adverse ne reconnaîtra pas le caractère juif de l’Etat d’Israël. Les faucons de la coalition s’en donnaient à cœur joie et ne tarissaient pas d’éloges sur le “Bibi” va t-en guerre. Cette semaine changement de ton. On a droit au Netanyahou « homme de paix ». Les Etats-Unis de Barack Obama ont soufflé dans les bronches des officiels de l’Etat Juif. Le Président américain et son discours du Caire ont suffi à faire tanguer le microcosme politique israélien. Netanyahou a, donc, décidé de frapper du poing sur la table et d’annoncer un discours choc prévu dimanche prochain. L’intervention du Premier Ministre est attendue par toutes les chancelleries de la planète.

L’émissaire spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, présent en Israël mardi, a évoqué des « désaccords entre la position de son pays et celle d’Israël ». Mais ce sont des « désaccords entre amis » assure l’instigateur de la paix en Irlande du Nord en 1998.

Binyamin Netanyahou a discuté avec le Président Obama, lundi soir, et lui a assuré de « geler la construction des implantations et de voir dans un futur proche, l’avènement d’un Etat Palestinien ». Le Président américain est du même avis. Pour Obama, le temps presse. Les intérêts américains à la création d’un énième Etat arabe sont nombreux. Cela permettrait de faire écran de fumée lorsque les G.I américain se retireront d’Irak. Où comment passer d’une défaite cinglante à un triomphe romain. La question iranienne reste en suspens. La menace est réelle pour les Etats-Unis. Un conflit armé avec Israël veut à tout prix être éviter par l’administration Obama sous peine de mettre la région à feu et à sang. A ce propos, les Etats-Unis et le reste du monde ont dû se réjouir des résultats des dernières élections au Liban. Le Hezbollah a perdu. Les chrétiens restent au pouvoir. Le Liban n’est pas mort.

Maintenant, comme dans un concert de klaxons après une victoire importante, le ballet diplomatique se met en ordre de bataille. Sa cible : Israël. Ses slogans : Discutez ! Cédez ! Renoncez !

Prochain round. Dimanche après le discours de Binyamin Netanyahou.

par Jonathan Serero

http://www.actu.co.il/2009/06/israel-%e2%80%9csous-pression%e2%80%9d/